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OBSERVATOIRE CITOYEN d'Ergué-Gabéric
dimanche 07 octobre 2007, a 15:14
Pub

Du 26 au 28 novembre, Nanterre accueille l'OIDP (observatoire International de la Démocratie Participative) pour trois jours de débats et d'échanges d'expériences autour de la participation des citoyens à la démocratie.

Depuis plusieurs années, du Brésil à l'Europe en passant par le Canada et l'Afrique, de nombreuses initiatitives ont été impulsées pour mettre en place des processus de démocratie participative impliquant davantage les citoyens dans la vie publique.
Or, quelles que soient les méthodes, les formes et les implantations géographiques des expériences menées, tous les acteurs ont fait le constat, à un moment ou un autre, de l'absence de participation de certains citoyens ou du désinvestissement d'autres.

A l'occasion de la 7e Conférence de l'OIDP, réseau international d'échange d'expériences et de débat, les acteurs de la démocratie participative s'interrogeront 3 jours durant sur leurs pratiques et les raisons de ces désengagements.
En croisant leurs expériences, représentants des villes et collectivités territoriales de nombreux pays tenteront, avec les citoyens impliqués dans ces processus, de faire le point et d'esquisser des propositions pour élargir la participation citoyenne.

Accueillie par la Ville de Nanterre du 26 au 28 novembre, cette 7e Conférence alternera débats en plénière et ateliers, animés par des chercheurs et des responsables territoriaux, spécialistes des questions de démocratie participative. Ils débattront avec les participants et les citoyens venus des villes et métropoles du Brésil, du Mexique, dItalie, de France, du Sénégal, de Bolivie... pour relever le défi de l'élargissement de la participation citoyenne à la vie publique.

 

lundi 01 octobre 2007, a 15:51
l'âge du capitaine

 

Revenons sur le départ annoncé de notre Maire actuel, Jean-Pierre Huitric. Il souhaite donc, à 60 ans, passer le relais.

Ces derniers jours, JM Le Bris, Maire PS de Concarneau, quoiqu’un peu plus jeune, a annoncé la même décision. Non qu’il en sente personnellement la nécessité. Mais parce que dit-il, il souhaite un certain renouvellement de la génération au pouvoir.

 

Notre propos n’est surtout pas de dénoncer des incapacités liées à l’âge : la soixantaine, c’est sans doute même l’âge de la pleine maturité politique, de la plénitude de l’expérience acquise. C’est maintenant un temps où la plupart des gens gardent, si ils ne « tirent pas trop sur la corde », une forme olympique.

 

La question est plutôt : « Comment la représentativité est-elle assurée, et les enjeux d’avenir sont-ils tous correctement analysés, quand tous les postes de décision sont occupés par une même génération ? »

 

JP Huitric a 61 ans. Parmi ceux qui briguent sa succession, René Querrec aura 64 ans lors des prochaines municipales, et JC Pichon a eu 63 ans le mois dernier. Oublions les dames : JY Henri, Maire de Plogonnec, vient également d’avoir 63 ans ; Yves Rohou, Maire de Plomelin, aura 63 ans aussi en mars 2008 ; Pierre Le Berre, Maire de Ploneis, 60 ans ce mois-ci, le même âge qu’Yvon Dagorn, Maire de Guengat…

 

Toute cette génération occupe les vice-présidences de Quimper-Communauté, et dessine donc notre avenir. Et tous auront, à la fin du prochain mandat, autour de 70 ans. 70 ans, ce sera l’âge du Maire de Quimper en décembre. Mais il est vrai qu’A. Gérard est aussi sénateur, et que ces derniers sont connus pour leur longévité !

 

Alors, nos municipalités seront-elles un nouveau sénat, c’est-à-dire la chambre obscure, et le fauteuil honorifique qui couronnera toute une carrière au service d’un parti ? 

 

Pour l'Observatoire, il est évident que l'expérience n'est qu'une composante parmi d'autres de la compétence:

 

On sait, d'abord, qu'il y a des expériences désastreuses, et qu'il vaut mieux arrêter.

 

On sait aussi que certains, qui connaissent par leur métier le fonctionnement, les textes, les règles de gestion du service public, ont plus d'expérience et de connaissances que certains, élus depuis plusieurs années...

 

On avance également que le dynamisme, la détermination, l'inventivité, les capacités de communication, l'intégration dans le tissu économique et/ou associatif de la ville, la proximité avec les citoyens, sont des éléments tout aussi importants de la compétence d'un élu.

 

Et on peut encore se dire, en considérant les interminables horaires de travail, la quantité de dossiers a traiter simultanément, la succession des réunions et commissions... que l'endurance est aussi une qualité capitale!

 

Enfin, l'image que l'on souhaite renvoyer de notre collectivité est un dernier point capital: Ergué-Gabéric est une commune jeune (peut-être la plus jeune du département), qui se veut dynamique; attachée à son passé, certes, mais en phase avec le monde présent, et résolument tournée vers l'avenir!

Or, le Maire est le premier "représentant" d'une ville...

 

mercredi 12 septembre 2007, a 11:32
ça roule des mécaniques!

Ben ça se réveille, au niveau politique locale! Coup sur coup, l'équipe municipale PS puis les verts se fendent d'un communiqué de presse; les premiers distribuant aussi un tract dans certaines boites aux lettres.

Quelques commentaires, à chaud, sur ces communications:

1) Rien de neuf sur le fond: il s'agit, comme nous l'avions fait il y a un an, de déclarations d'intention.

2) Oui, ça roule des mécaniques: le PS, dans son prospectus, se pare des 60% de son camp aux deuxièmes tours des présidentielles et des législatives; et les verts s'approprient le score de D. Le Bigot sur la circonscription (12,14%).
Y aurait-il des négociations en cours quant à la composition de la liste? Peut-être, chacun devrait-il se garder d'un excès de confiance (tel le XV de France, après de bons scores avant la vraie compétition):
Face à plusieurs candidats, le PS fait seulement 35% au 1er tour des législatives à Ergué-Gabéric, et 34% aux présidentielles. Quant à D. Voynet, pour les verts, elle n'a réuni que 2.52% des voix de la ville au vert!

3) Chacun, comme chien ou chat, marque son territoire: le PS prétend encore représenter ou mener à lui seul "la gauche". Et les verts ne veulent laisser à personne d'autre une préoccupation aussi partagée maintenant que l'écologie: hors d'eux, il n'y a que "bobos", aux idées "cosmétiques", sans projets "concrets", rien moins... Des défenses de plates-bandes qui pourraient bien aller à l'inverse des volontés affichées de rassemblement ("ensemble"...)

4) Pour autant, même si personne ne peut, seul, s'approprier le phénomène, il semble exister une sensibilité "progressiste" majoritaire à Ergué-Gabéric.
Mais l'électorat de chaque "camp" n'est plus aussi uniforme, aussi bien défini qu'autrefois: il n'y a plus de vote de "classe sociale". Cela met à mal les partis traditionnels, qui ne savent plus par quel moyen rassembler: en tirant des bords à droite, ou remettant un coup de barre à gauche?

Qu'est-ce qui peut, maintenant, localement, fédérer?

Pour l'Obs, c'est clair: ce qui rassemblera, ce sera le PROJET porté, qui devra être élaboré dans la concertation (difficile, seulement  6 mois avant une élection!), cohérent, novateur, à la hauteur des enjeux, réaliste.
Or, pour l'instant, personne ne le livre encore, son projet!

5) "Rénovation" ou "recyclage"? On prend les mêmes et on recommence? C'est une vraie question: La liste de la majorité municipale prend le même nom ("ensemble...") et le même slogan ("... gauche plurielle") qu'en 2001; et les verts ne posent des conditions que pour, comme une évidence, "intégrer la future liste".
Il est vrai que chacun de ces partis (et nous le soulignons sans aucune espèce de satisfaction) est déjà un peu "pluriel" à lui tout seul... D'ailleurs, cette union "à l'ancienne" ne vient-elle pas contredire les envies de rénovation affichées par les deux formations?

6) Deux éléments "nouveaux" changent le paysage politique local:

- Le come back d'Hervé Herry, d'abord. Il faut se souvenir de son score de 1995 (le PS gagne par seulement 48 voix d'écart sur 5000 inscrits!) pour penser qu'il peut peut-être regonfler une opposition de droite très terne lors du dernier mandat.

- Nous: l'Observatoire Citoyen! Nous n'avons pas encore de score passé à magnifier (encore que: ce lien). Nous sommes sans doute la formation locale à l'effectif le plus fourni; nous avons commencé les premiers à consulter nos concitoyens; nous avons sans doute aussi, à l'heure actuelle, le programme et la liste les plus avancés...
De quoi rouler des mécaniques aussi? A voir...


mercredi 05 septembre 2007, a 23:18
mal au "coeur"

 
 Il y a, même chez les pires adversaires, des proximités, des cousinages qu'on ne soupçonne pas... La liste de droite aux prochaines élections municipales gabéricoises est centrée sur "notre ville"; la future liste PS se dit, elle, "ancrée à gauche". Mais sont elles si différentes?

Nous vous décrivions récemment ( ce lien) le joli coup "marketing" d'Ergué-Avenir, qui s'offre un lifting avec son nouveau slogan: "Au coeur de notre ville".
Puisqu'ils l'affichent dans les publications officielles gabéricoises, peut-être avez vous maintenant en tête ce logo: le texte "Au coeur de notre ville", souligné d'une flèche courbe? (Voyez la photo du haut).

Considérez maintenant la photo du bas, trouvée également sur Internet (NDLR: en tapant "gauche", puis 'Ergué-Gabéric" sur "Google"): Le Nouveau Parti Socialiste du Finistère publiait en 2004 un livre intitulé... "Au coeur de la gauche" !!!

Simple hasard. Mais essayez de discerner la petite flèche esquissée sur cette deuxième image (entre l'image du livre et le titre) tirée du site NPS. Troublant, non? Si vous avez un logiciel pour l'agrandir, la parenté est encore plus frappante! (sinon: ce lien) C'est tout juste si une des flèches pointe un peu plus à gauche, et l'autre un peu plus à droite!

Etonnement encore, si l'on arrive à lire le petit résumé du livre: il s'agit (NDLR: il y a 3 ans) d'une réflexion pour le projet de gauche pour "l'avenir".

Alors, à part les "flèches locales" que l'on connait, la gauche, la droite, est-ce la même chose? Nous l'avons clairement dit il y a 1 an et demi (ce lien): Non!

Sauf qu'entre le coeur, l'avenir, l'incantation "ensemble", on commence à se demander si tous n'ont pas la même agence publicitaire!

L'électeur se résumerait-il seulement à une "victime de la pub"? Non! De grâce, du vrai! du concret, du courageux! du spontané!!! Du neuf, enfin!


vendredi 13 juillet 2007, a 14:16
comment ça s'fait?


           Alors, à votre avis, que représente la courbe ci-dessus?

Oui, vous avez deviné (;-D) c'est l'évolution du nombre de pages du magazine "Ergué, ma ville" depuis 3 ans.
Etonnant, non? Depuis juin 2004, un nombre constant de pages: 20. On dirait un contrat passé avec l'entreprise éditrice.
Et puis d'un coup, le mois dernier, presque un quart de plus...

On se demande le prix que ça coûte, la page de biographie d'Haroun Tazieff ou Suzanne Langlen...

Notez bien: à partir du premier septembre, nous entrerons dans le sixième mois précédant une élection locale, et il ne sera plus permis de faire la publicité d'une réalisation municipale, dans aucune publication...
Par ailleurs, la jurisprudence indique (et l'Association des Maires de France appuie) que les parutions municipales peuvent continuer à paraitre en temps de campagne, à condition de rester strictement informatives, et de conserver le contenu et le volume habituels...

mardi 10 juillet 2007, a 21:36
bunkerisation

         Bunker camouflé en maison pendant la bataille de Normandie


La « bunkerisation », c’est l’enfermement dans une logique souvent dépassée, qu’on défend à tout prix,  jusqu’à l’isolement, jusqu’à… la catastrophe, souvent…

 

Une bunkerisation, c’est peut-être bien ce qui est en train de se passer du côté de la municipalité d’Ergué.

 

Car on ne parle pas seulement de l’aspect prévu pour la « nouvelle mairie » (notre photo illustre ce qu’on en pense), mais bien d’une logique d’ensemble, qui nous paraît être un très mauvais choix.

 

Personne ne peut plus ignorer la politique manifeste de développement constant et ultra rapide de l’urbanisation, et la « ZACisation » du territoire communal. Et chacun peut constater la volonté insatiable, effrénée, de bâtir et bâtir encore, de se lancer dans des opérations « grandioses » et coûteuses, vite, vite, n’importe où.

 

Se développer pour se développer, sans pause et sans faille, construire toujours plus de maisons « pour continuer à remplir nos commerces et nos écoles » ; laisser s’étendre les zones industrielles le long de la route de Coray (au risque de couper la ville en deux) pour inciter encore plus de monde à s’installer… Cette façon d’envisager l’urbanisme a sans doute eu sa validité dans les années 80, mais elle ne devrait plus avoir cours. Car enfin, ça s’arrête quand, jusqu’où allons nous aller, et à quel prix ?

 

A poursuivre cette logique, nous risquons rien moins que le saccage définitif de nos centres-bourgs, de nos paysages, de nos surfaces agricoles, de nos cours d’eau ; la transformation profonde de nos modes de vie, de notre environnement. La dévaluation, enfin, de nos patrimoines personnels et collectif. Car, rapidement maintenant, cette politique amènera bien plus d’inconvénients ( flux routier, problèmes de cohabitation, de gestion des approvisionnements et des déchets…) que d’avantages, mais le mal sera fait.

 

Le morcelage de notre ville en « pôles » spécialisés (urbain, industriel, rural, sportif et culturel) n’apporte rien de bon, ni en terme de paysage, ni en terme de gestion (voir Croas-Spern), ni en terme de cohésion sociale.

A bien des titres, l’avenir, la configuration de notre ville pour des décennies, sont en train d’être engagés dans la précipitation, sans qu’on puisse discerner une politique claire concernant les enjeux de notre futur proche.

 

Oui, il faut continuer à envisager notre développement, mais de manière raisonnée et maîtrisée.

 

L’Observatoire Citoyen présentera son projet pour la ville lors du second semestre 2007. La campagne pour les élections municipales est une bonne occasion de mener le débat sur les choix d’avenir. Pourquoi, de la part de la municipalité, une telle boulimie de décisions capitales et de constructions importantes juste avant cette consultation des citoyens ?
Si ce n’est pour mieux cadenasser le bunker.

jeudi 28 juin 2007, a 22:15
agri-culture

  Nous annoncions ici même la réunion publique consacrée à l’avenir de l’agriculture sur notre commune. Nous avons eu le plaisir de constater que le sujet intéresse la population, la grande salle de la MPT était à peine assez grande pour accueillir les Gabéricois présents.

 

Première partie de la soirée consacrée à un état des lieux monotone mais instructif d’un représentant de l’ADASEA, puis la municipalité se livra à une synthèse un peu brouillonne de l’étude déjà citée d’une étudiante d’Angers.

 

Le débat suivant se poursuivit jusqu’après 23 h 30. Nombreux sont les conflits d’usage dont se plaignent les agriculteurs (intrusions dans leurs propriétés, non-respect des cultures de la part des promeneurs...) Un point qui mérite une vraie campagne d’information et d’éducation de tous les « usagers » des chemins et des champs. Car si la nature appartient à tout le monde, le droit à la propriété privée reste évidemment inaliénable.

 

Clairement, les agriculteurs s’inquiètent du mitage (la multiplication de résidences dans un espace rural) et de l’amenuisement rapide des surfaces agricoles utilisables, pas du tout rassurés par la réponse d’un adjoint au Maire, pour qui l’urbanisation n’est en rien responsable (ah bon ?)

 

Cette réunion, si elle a eu le mérite d’exister, nous a laissé deux sentiments: le premier, d’être venus avec beaucoup de questions et de repartir avec quelques unes de plus et pas beaucoup de réponses. Le second, c’est que la municipalité nous prépare gentiment à la transformation de l’actuel POS en PLU. Un (mauvais) projet de découpage en 3 zones, une consacrée à l’industrie, une autre à l’urbanisation, et la dernière à l’agriculture sera d’ailleurs très bientôt discuté en Conseil Municipal.

On vous informera.

lundi 21 mai 2007, a 08:24
Rodrigue, as-tu du cœur?


Dans ce monde sauvage et individualiste, on a parfois bien besoin d'être réconforté(e-s). Au point qu'on se laisserait "vendre" n'importe quoi. Les médias l’on bien compris (voir, à ce sujet, la mode ridicule des "câlins gratuits").

 

Les publicitaires aussi connaissent le filon, et depuis longtemps. Par exemple, on sait que le « cœur » fait vendre : qui ne se souvient pas du fameux « cœur croisé », qui a fait place aux alimentaires « cœur de lion », « cœur de meule », « cœur de laitue », et autres gâteaux  moelleux ou fondants « à cœur »…

 

Pour nous vendre un vieux machin, les soldeurs nous proposent un « coup de cœur ». Les agents immobiliers, aussi. Et, par extension, les architectes et urbanistes : tapez « cœur » et « ville » sur un moteur de recherche Internet, et vous constatez que les opérations « cœur de ville » se comptent par dizaines ! Avec un peu de « cœur », l’ancien « centre-ville », lézardé et encombré, devient d’un coup beaucoup plus positif !

 

Ergué-Gabéric ne se distingue pas par son originalité : après la Zac  du « cœur de Lestonan », voici la Zac du « cœur du Bourg » !

 

Par contre, chez nous, l’argument publicitaire « cœur » fait un come-back politique étonnant, alors qu’il semblait complètement dépassé dans ce domaine depuis un fameux débat (notre vidéo) : l’association de droite gabéricoise a en effet remplacé un premier slogan hésitant (ce lien) par un tonitruant « Ergué-Avenir : Au cœur de notre ville ».

 

Il faut l’admettre, même si trouver un cœur entre nos trois quartiers nécessiterait comme qui dirait « un triple pontage », ce retour au cœur  a comme qui dirait aussi « un souffle » sur le plan marketing. 

 

Il est vrai que, du côté de la majorité municipale, les retours récents (1) au vieux slogan « gauche plurielle », ou les discours rétro, type « force tranquille », c’est à vous fendre le cœur.



mercredi 16 mai 2007, a 15:16
Ergué, ma ville: info ou propagande?

  L’avez vous lu ? Le dernier magazine « Ergué, Ma Ville » (avril-mai-juin 2007) nous amène un certain nombre de réactions :

 

D’abord dans son édito, le Maire, clair à son habitude, se présente très bien en très bon élève très rigoureux : les différentes « tutelles » ont bien noté son « indice de scoring », malgré « l’effet ciseau », et quoi qu’en dise la « litote alternative », qui relève de « l’idéologie ou de la métaphysique », comme toute bonne « soupape fonctionnelle ».
Mais, disons le tout net : d’abord, le recours à l’Histoire, notamment au « 19ième budget de certains membres du conseil »… nous évoque clairement le Chirac en fin de règne de ces derniers jours (même si, par ailleurs, l’engagement passé de ces gens est éminemment respectable). Ensuite, le fait de balayer d’un revers de main goguenard toute contestation ou opposition (qui « nous éloigne un peu de la rigueur nécessaire à notre quotidien ») ressemble fortement aux analyses condescendantes que portent des Raffarin, des Devedjian, des Hortefeux, sur leur propre opposition… Franchement, et si on changeait enfin ces combats de coqs infantiles ?! (*)

 

Il est vrai que l’on s’y perd : Le FN à fait son nid dans l’électorat ouvrier, le PS (après avoir atomisé électoralement le PC et les verts) drague l’UDF, Sarkosy cite Jaurès et Blum, et cherche désespérément un ministre de gauche… La politique n’est plus ce qu’elle était ! Il est vrai que face à des citoyens qui attendent désespérément d’autres manières de faire de la politique, les gros partis traditionnels ont du mal à s’adapter. Ou ça semble encore si forcé que les électeurs ne peuvent être convaincus. Ou les compromis pour gagner sont si gros que l’électorat fidèle finit par aller voir ailleurs !
Et tout ça nous amène à un deuxième point : l’article de la majorité municipale intitulé « Gestion municipale et politique ».

Nous avions quelque peu « chambré » l’association de soutien aux élus de droite (l’article est très argumenté sur ce point)… quand le candidat qu’elle venait d’élire s’est empressé de s’affranchir et de proposer une liste « d’ouverture », non alignée (c’est nous qui avons nommé ça  « la  droite apolitique » municipale)… Mais il faut reconnaître que c’est ce qu’a fait ensuite Mme Royal avec le PS ; et c’est ce que fait actuellement le nouveau Président de la République !

Non, décidément, la politique n’est plus ce qu’elle était.

D’un autre côté, quelques irréductibles gaulois locaux s’accrochent encore à des valeurs qui virent au rose très pâle, ou à une « gauche plurielle » (sans rire) qu’ils ont eux-même détruite.
Dès lors, toute voie non alignée sur un parti national est qualifiée « d’apolitique », et donc « un leurre » proche des slogans d’extrême droite, poussant à « la démagogie et au populisme », « une dérive ».
Question : parler comme ça, c’est pas un peu ça, « la démagogie » ?

 

Troisième point, concernant le contenu du dernier magazine municipal : bon, on n’en est peut-être pas encore à l’agressivité mordante de la bête blessée, mais il nous semble nettement que ce numéro du magazine (le mouvement s’amorçait déjà lors du précédent) marque un tournant : relisez le, vous verrez qu’il ne s’agit plus simplement d’information ; il s’agit en fait, de plus en plus, de tentatives de justification : il faut relire l’édito du Maire. Et le commentaire des comptes. Et le billet réservé à la majorité municipale. Il faut constater qu’un tiers de l’espace réservé aux principales décisions du Conseil est consacré à la biographie des célébrités dont le nom a été donné à des salles municipales.
Et il faut considérer la page entière consacrée encore à ces baptêmes, où l’adjointe aux sports tente de justifier la démarche (voir ici et ici ce qu’on en pense), et surtout, l’article qui présente tout ça comme l’aboutissement d’une démarche participative ! (*)

 

Relisez nous bien : même très critique, l’Observatoire Citoyen ne s’est jamais positionné dans une optique « tous pourris » ; mais, c’est vrai, nous dénonçons des fonctionnements d’appareil pervers, communs aux grands partis depuis quelques années, et qui doivent disparaître.
Et nous pensons que les pistes de renouveau ne viendront que tardivement des partis eux-même, mais qu’elles seront initiées par des expériences locales.
Alors oui, dans l’état des choses, en considérant la crispation croissante de la municipalité présente sur des fonctionnements qui ne devraient plus avoir cours, nous nous situons, clairement et sans alliance, dans l’opposition. C'est pas politique, ça?

 

 

(*): dans les deux cas (l'édito du Maire et la page des sports), il ne s'agit manifestement plus simplement d'information municipale, mais de publicité et d'expression d'un groupe politique, bref, de propagande. Ceci devrait avoir pour effet, par exemple, d'augmenter l'espace proportionnellement laissé à l'opposition dans les pages du magazine...

 

lundi 22 janvier 2007, a 22:15
devinettes

Connaissez vous la seule asso gabéricoise à qui notre représentante au Conseil Général n'adresse pas, et ses voeux, et le petit cadeau bonux payé avec nos impôts (le nouvel agenda du département) ?

Il s'agit du Collectif pour un Collège à Ergué-Gabéric. Il est vrai qu'il y avait eu grosse incompréhension quant à la position plus qu'ambigüe de M. Blondin dans cette affaire. Elle avait finalement démissionné du collectif. Et, la même année, l'ensemble des associations de parents d'élèves de la commune lui avait renvoyé son petit agenda...

Autre devinette: Le Conseil Général organise en catimini, prochainement, une journée de réflexion départementale sur l'éducation (et plus particulièrement, les projets éducatifs). Seront, parmi les principaux animateurs de cette journée, Armelle Huruguen (en charge des jeunes au CG, et donc meneuse de revue des conseillers qui ont voté "non" au collège d'Ergué), et l'Inspecteur d'Académie (qui n'a absolument rien fait pour le même collège). Tous seront entourés de leur cour et de leurs collègues, et tous deviseront fièrement de ce qui est bon pour nos enfants...

Mais devinez où tout ce beau monde a décidé d'organiser cette belle journée?
...
Mais oui. C'est bien à Ergué! A la MPT! Le 08 février, toute la journée...

Vous, vous en pensez quoi?

jeudi 18 janvier 2007, a 12:55
Y'a pas le choix...

  "La mondialisation, de toute façon, on y échappera pas, y'a pas le choix. La déréglementation, la fin des services publics, les délocalisations, faut s'adapter, y'a pas le choix. 
La construction de l'Europe libérale, y'a pas le choix. Comme pour les économies de l'Etat, le recul de l'âge de la retraite, la privatisation d'EDF-GDF, la remise en cause de la sécu, y'a plus le choix.
Le regroupement des communes en communautés urbaines (quitte à sacrifier le seul échelon politique où la démocratie
participative directe est possible), c'est du réalisme économique, y'a pas le choix.
L'urbanisation à marche forcée d'Ergué, vers 10.000 habitants pour atteindre les 20% de logements sociaux, ça pourrait être un bon choix... sauf que y'a pas le choix!"  
... Il y aurait tant d'autres exemples...

On n'a pas envie d'y croire, mais ça a l'air tellement vrai!
Et qui n'a pas déjà entendu tout ou partie du discours qui précède, sous une forme ou sous une autre? Et surtout, dans un camp politique ou dans l'autre?
Car c'est fou comme les gens dont c'est le travail de faire des choix ou de les appliquer... peuvent parler de fatalité, d'absence de choix possibles!
Est-ce-que c'est ça, la "pensée unique?"

Pourtant, il semble que parfois, quand la pression citoyenne se fait plus intense, certains trucs "irréalistes, démagogiques, ou complètement farfelus" deviennent soudain possibles!
Les préoccupations écologiques, le développement durable, la démocratie participative, ces trucs de doux rêveurs, d'un coup, il faut absolument s'y mettre, "y'a pas le choix".
La droite se penche sur ceux pour qui la vie est difficile; la gauche cogite sur la violence et l'insécurité...   C'est magique!   ...   Mais qui y croit?

 A chaque époque, à propos de la violence, de la mort à 20 ans, de la faim, de la soumission au seigneur ou au roi, du travail des enfants, de la guerre... on s'est longuement dit: "y'a pas le choix".
Et chaque fois qu'un peuple entier a fait un choix contre son gré, parce qu'il lui était présenté comme inéluctable... là, se sont comptées les pires heures de l'Histoire...
Et sans doute, à chaque fois qu' un groupe, une nation (parfois l'humanité) a progressé, c'est parce que quelques hommes se levés pour défendre un "autre choix".

Mais revenons à nos moutons gabéricois: A quelque échelon que ce soit, on le voit, c'est bien l'engagement de citoyens, la maîtrise qu'ils veulent retrouver sur les dossiers qui les concernent, qui font changer les choses.

Alors, à notre niveau, on va s'engager. Parce que, si on veut imposer nos choix... Y'a pas le choix...


mercredi 10 janvier 2007, a 21:31
la "che" (prononcer "latché")


Après s'être battue comme une lionne pour le collège d'Ergué, après avoir obtenu 2% de subvention du Conseil Général (Wouah!!!) pour notre "pôle enfance", notre représentante au département est (si on en croit la presse de proximité) "intervenue pour qu'une pièce soit réservée à Internet lors de l'extension de la maison de retraite"...

Quel courage, quand même! Heureusement qu'on l'a! Non?

PS (si j'ose dire!): Voir nos articles 1 et 2 à son sujet.

mercredi 27 décembre 2006, a 11:04
lourdeurs d'estomac


Même quand on veut s'octroyer quelques congés... c'est parfois dur de se taire!

Bon, ça ne vous aura pas échappé que le mouvement de regroupement communal est très fortement incité en France, dans un joli consensus.

A droite et à gauche, on vous l'a dit et répété: les "communautés", c'est bien pour les collectivités. Parce que, quand on se met ensemble, on est plus puissants pour négocier des contrats, et on a de meilleurs prix!

Bon, il y a quelques exceptions.... La preuve (une nouvelle fois) à Ergué-Gabéric: La ville de Quimper et celle d'Ergué se regroupent pour négocier le marché des aliments pour les cantines... Résultat cette année: de 10 à 20% d'augmentation, d'un coup, selon les produits!

Quand ce tarif se traduira dans le prix des repas (comment en serait-il autrement?) c'est dans les 15% de surcoût à prévoir, qui s'ajouteront aux 10 à 20% d'augmentation qu'ont déjà enregistré les usagers des restaurants scolaires cette année...

30% de "rab" de facture en deux ans...

Ce monde est sauvage, restons groupés !!!

mercredi 13 décembre 2006, a 11:42
les bourgeois de calais

Les "Bourgeois de Calais", la célèbre statue de Rodin, évoque la capitulation de la cité du nord, assiégée depuis des mois par les anglais, en 1347. Les plus grands notables calaisiens s'étaient alors rendus à l'ennemi, pieds nus, en chemise, la corde passée au cou, pour livrer les clés de la ville.

Beaucoup de gabéricois se sentent comme les fameux bourgeois de Calais, livrés, les mains liées, à d'autres collectivités; soumis à des lois et règlements qui vont bouleverser leur cadre de vie sans qu'ils l'aient choisi; privés des clés de leur avenir et de leur ville.

EXEMPLES:

- Une grande partie des choix locaux sont désormais faits au niveau de Quimper-Com. Et c'est très très fortement incité: la dotation que l'état verse aux communes pour leur fonctionnement dépend maintenant largement du "Coefficient d'Intégration Fiscale", c'est-à-dire du nombre de "compétences" qu'elles abandonnent à la communauté urbaine. En gros, vouloir garder la maîtrise des choix, c'est perdre son budget!

- Au conseil de Quimper-Com, sur 34 sièges, la ville de Quimper en détient 17. Et en cas d'égalité, la voix du président (quimperois) est prépondérante... Quelle place pour Ergué?

- D'ailleurs, Quimper-Com a notamment décidé le gel de la DSC2, c'est-à-dire le reversement aux communes d'une belle part de la Taxe Professionnelle des entreprises (nouvelles ou en progression) sur leur territoire. Ainsi (à part la petite taxe sur le "foncier bati") Ergué ne bénéficie pas plus du projet Batscap que toutes les autres communes de Q-com.

- Par ailleurs, parce qu'Ergué est une commune de plus de 5000 habitants accolée à une grande ville, elle doit absolument contruire, tous les ans, un certain nombre de logements sociaux (jusqu'à ce qu'ils atteignent au moins 20% des logements au total). Sinon, là encore, elle sera littéralement étranglée financièrement, par les "pénalités" infligées par l'état.


Il y a d'autres exemples. On le voit, tout en étant potentiellement la ville la plus riche (en proportion du nombre d'habitants) de la communauté, Ergué-Gabéric se voit devenir, à la fois une nouvelle banlieue, regroupant les Zacs et les logements sociaux, et à la fois la "vache à lait" du groupement.

Alors, il ne s'agit évidemment pas de rester cramponnés au passé, ou de défendre une banlieue riche et coupée du monde, une petite "Neuilly de province". Mais il n'est pas normal que les collectivités les plus dynamiques soient si brutalement conduites à de tels bouleversements urbains, économiques et sociaux, sans plus d'accompagnement.

Et surtout, il est impensable que la commune, seul échelon politique où la vraie "démocratie participative" directe est possible, disparaisse en catimini, dans un joli consensus gauche-droite.

Selon l'Observatoire, pour peser dans tout ça, tout en ayant (encore une fois) les pieds et les mains liés, il ne reste qu'une seule voie: le verbe, les mots, la communication, les arguments. Et la capacité de faire connaitre les enjeux au plus vaste public... Il nous faudra, aux manettes, de très bons "communicants".


mardi 12 décembre 2006, a 13:04
un cautère sur une jambe de bois

Nous avons consacré, cet été, une série d'articles (liens 1, 2, et 3) à la question du stationnement des gens du voyage sur Ergué et Quimper-Communauté.

Malgré tous les dispositifs prévus, le problème restait entier, et il semblait qu'aucune collectivité n'était pressée de prendre ses responsabilités.

Depuis 5 mois, plus rien, si ce n'est une tentative d'explication de notre Maire dans le dernier magazine "Ergué, ma ville", du genre "c'est la faute des autres, mais je vous fais un rappel de la réglementation"...

Et, enfin, une action. Et laquelle! Un affichage, à toutes les entrées de Quimper-Com, du panneau "stationnement réglementé"!

Réglementé, le stationnement des caravanes l'était déjà. Et tous les gens du voyage le savaient bien. Et ils s'installaient quand même.

Oui, mais maintenant, c'est affiché.

Reste à espérer que le dicton "un homme averti en vaut deux" ne s'applique pas au nombre des caravanes!!!

dimanche 03 décembre 2006, a 14:20
le saviez vous?

Quelques chiffres.

 

Ergué-Gabéric n'est pas qu'une des communes les plus jeunes du département; elle n'est pas seulement située entre les 15 à 20 communes les plus peuplées du Finistère (sur 283).

 

Selon les chiffres publiés par le ministère de l'intérieur pour 2005, notre collectivité arrive au 6ème rang départemental des communes qui "lèvent" le plus de Taxe Professionnelle (3,3 Millions d'euros), derrière Brest (30M), Quimper (18,6M), Concarneau (4,9M) Quimperlé (4,7M) et Douarnenez (4,5M), mais devant Morlaix (2,8M), et loin devant les 276 dernières!

 

Si ce rang vous parait encore trop modeste, sachez que si on le ramène au nombre d'habitants, Ergué ramène 2 fois plus de TP par "tête de pipe" que chacune des trois premières agglomérations du département...

 

Avons nous le sentiment que les gabéricois bénéficient des équipements et services qui correspondent à ce rang?

 

Non? Et pourquoi?

 

A suivre...

lundi 27 novembre 2006, a 23:01
pis pôle

 

Notre pôle enfance coûtera, c'est l'estimation actuelle (et on a vu que les estimations évoluent) 2,3 millions d'euros! C'est à mettre en perspective avec le petit million prévu au départ, il y a seulement deux ans.


 

Alors, on pourra invoquer quelques petits imprévus, quelles petites améliorations apportées, une conjoncture un peu difficile... en deux ans et demi, le prix du projet aura augmenté de près de 50.000 euros par mois!!!

Rendons nous compte! Il faut relire notre article de juin sur le sujet.

Par ailleurs, un guide, édité par la Mission Interministérielle pour la Qualité des Constructions Publiques, et intitulé "Ouvrages publics et coût global" est à la disposition de tous (en suivant ce lien) et vise à éviter ce genre de déconvenues.
 

samedi 18 novembre 2006, a 10:34
L'incompétence des autres


En France, il se dit beaucoup qu'on aimerait bien conserver un "modèle français", de protection sociale, de service public, etc. Sauf que maintenant, il y a la COMMUNAUTE (européenne), et que désormais, ces questions "relèvent de sa COMPETENCE".

Au niveau communal, autre exemple, on a entendu récemment la municipalité détailler moult projets d'urbanisation. Mais face à la question des équipements (routiers notamment) nécessaires pour accompagner ce développement, la réponse fuse: "ça, c'est une compétence de la communauté d'agglo, ou du département".

Le truc qui cloche ou qui manque est toujours de la compétence des autres.

C'est sans doute vrai. Mais pour nous, il est urgent de bien mieux articuler les compétences des uns et des autres (et parfois d'arrêter de s'en servir comme alibi).

Car face à ces blocages incessants de l'initiative de proximité, la sympathie globale qu'éprouvent les citoyens pour les regroupements, les mises en commun(auté), pourrait bien trouver ses limites.



mardi 14 novembre 2006, a 19:14
ça bouge, avec l'observatoire


Un p'tit coup d'aiguillon, ça a parfois du bon. On faisait remarquer récemment que les parutions d'info municipale n'avaient pas été mises à jour depuis des mois sur le site Internet officiel de la ville d'Ergué-Gabéric (voir notre article "ça n'bouge plus?")


Satisfaction: Quelques jours après, tout le retard est rattrapé! Bravo.

Alors, encore une petite remarque: la rubrique "actualités" s'arrête à la mi-septembre (il y a deux mois) par l'annonce du Pardon de Kerdévot...

Il n'y aurait donc rien d'actualité dans les 3 réunions publiques organisées par l'équipe municipale??? ;-)

dimanche 12 novembre 2006, a 21:47
à côté de la plaque: 1

On se souvient que 3 jours après que l'Observatoire ait annoncé, dans la presse locale, son intention d'animer des réunions publiques, il est venu la même idée à l'équipe municipale! C'était sûrement un hasard... mais elle les a organisées très vite! La première a eu lieu au Bourg le 10.11.06. 

Evidemment, c'était un peu bâclé: Même si on se disait qu'il allait être question du quartier du Bourg, personne, en y allant, n'était véritablement au courant d'un vrai ordre du jour (ce qui, pour préparer sérieusement un débat, n'est bien sûr pas "le top"). Quelques laconiques annonces rappelaient la réunion dans la presse locale, sans plus...

Sans plus? Si: pour ceux qui lisent les quotidiens attentivement, une petite annonce légale donnait un nouvel élément, mais seulement le matin même! Les autres on appris en début de réunion que celle-ci était devenue la réunion de concertation obligatoire avant la création de la Zac "de centre-bourg". On apprendra même, en cours de soirée, que les remarques spontanées, non préparées, des uns et des autres étaient enregistrées (pour prouver, sans doute, qu'un semblant de concertation avait bien été organisé)

Alors, que retirer de tout ça?

D'abord, et c'est le point positif, les 60 ou 70 personnes présentes, et qui témoignent qu'il y a une vraie attente d'information et de débat dans la population.

D'un autre côté, il a très vite été évident qu'une bonne partie de la salle était aussi venue pour autre chose, et principalement, pour exprimer de grandes insatisfactions! Ceux qui ont osé ont été renvoyés dans les cordes: les râleurs ne voient que leur intérêt particulier, ils sont impatients, et devraient faire preuve de plus de compréhension. La population fait son propre malheur par son incivisme! Au mieux, quand le propos faisait mouche, Jean-Claude Pichon répondait: "On a bien noté la question"... Ce n'était sans doute pas le temps ni le lieu d'y répondre...

A part ça, on apprend que, tous projets confondus, la population du Bourg devrait augmenter de 30% très rapidement... Quoi d'autre (infrastructures routières...)? A part une belle mairie toute neuve, rien.

Oh, si: deux ou trois phrases sur la vision qu'a la municipalité de l'avenir d'Ergué et de la politique d'urbanisme à mener... Ce sera l'objet d'un prochain article, qui s'intitulera sans aucun doute: A côté de la plaque: 2...

 

mercredi 08 novembre 2006, a 14:09
pathétique analyse...


Oui, pathétique, vraiment, cet empressement actuel des hommes et femmes politiques auprès de personnalités dont les idées sont très partagées par le fameux "peuple", les personnalités "populaires". Vous avez vu ça?!!

Nicolas Hulot serait un super numéro 2 du gouvernement pour Fabius. Sauf que Barnier rappelle que c'est d'abord un copain à Chirac. Ségolène se verrait bien confier une ou deux missions à Bové ou à Chevènement... A quand doc gynéco Ministre de la culture?

Tout le monde est d'accord avec le gars bien vu. Même si tout le monde clame bien fort sa différence, arrivez vous encore à distinguer qui est qui?
Franchement, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer! Mais il y a matière à espérer:

D'abord, le peuple n'y croit plus, quand, juste au moment des campagnes électorales, les grands partis pillent ou tentent de digérer des idées qu’ils n'avaient jamais défendues auparavant (par exemple, l'écologie, le développement durable, la démocratie participative). Les gens préfèrent évidemment l'original à la copie... Pour les gros appareils, il faut donc récupérer dans son camp les grands leaders d'opinion. Pour ça, c'est la course, et les gens apprécient de plus en plus quand ces personnalités refusent ou commencent à poser leurs conditions!

Ensuite, on sent derrière tout ça que les électeurs s'affranchissent du plan "épouvantail d'extrême droite implique vote utile (même à contrecœur, donc) pour les partis traditionnels". Car si le danger reste présent, on pense que c'est bien la capacité à faire avancer certains dossiers qui nous sortira de là ;  que c'est pour une bonne part l'action des partis en place qui a fait le lit des extrêmes. Et plus que pour un parti qui ne veut plus rien dire (voir les multiples déchirements internes!), on voterait plus volontiers pour un programme, et surtout pour la capacité à le réaliser!

Là encore, les partis en place sont mis à mal:

- Le projet de la droite se résume quasiment aux idées d'un seul homme.
- La gauche séduit assez facilement par ses projets, mais déçoit très régulièrement ses électeurs dans la réalisation.

A l'Observatoire Citoyen, on croit que les mêmes questions se posent à l'échelon local (le pillage des idées, la course à la récupération des personnalités côtées, le vote utile, la déception "programme/réalité"...), et on pense que c'est par ce bout là de la pelote que va se dénouer la crise démocratique actuelle: Une alternative citoyenne n'est pas envisageable au niveau national (en tout cas actuellement) ; par contre, au niveau communal, il est tout à fait crédible de rassembler des personnes particulièrement compétentes dans leur domaine propre, susceptibles d'apporter leur pierre à un édifice novateur, proche des réalités et des préoccupations de nos concitoyens, et surtout, capables comme personne d'autre de mener les dossiers jusqu'au bout, de tenir les promesses. C'est-à-dire, de ré-impulser ce qui commence franchement à nous manquer: l'enthousiasme!

Eh ben, c'est vers ça qu'on s'oriente!

mercredi 08 novembre 2006, a 13:10
Très dur à avaler !!!

On vous alertait, dès juin, de la hausse éhontée des tarifs du restaurant scolaire d'Ergué.

Il faut relire cet article, où nous simulions les hausses de prix prévisibles avec le nouveau système de tarification, pour quelques familles de deux enfants (ce qui laissait la place à quelques surprises pour les autres)

Les premières factures arrivent, et nous avons déjà reçu trois confirmations de nos craintes sur ker-des-votes@laposte.net. Record actuel à 18,6% d'augmentation d'un coup! Qui dit mieux?

Avis à la population: puisque tout ça était présenté par la municipalité comme "une mesure de justice sociale", nous recherchons désespérément un foyer gabéricois qui aurait enregistré une baisse du prix. Connaissez vous quelqu'un dans ce cas? ...

lundi 06 novembre 2006, a 22:46
Un bon discours (2)

On nous a reproché de ne voir les choses que "d'un côté de la lorgnette", et c'est vrai: sans doute avons nous beaucoup trop chargé nos amis socialistes ces derniers temps. La parité veut que la droite n'échappe pas à l'analyse!

 Or, voici les ambitions, objectifs et volontés affichés par Ergué-Avenir, à ce jour (on se souvient de la disparition du slogan "notre mission: votre avenir"), sur son Blog:

 "L'association a pour ambition de faire de la politique, celle qui participe au choix de la cité. L'énergie déployée par ses adhérents est canalisée vers un seul objectif l'intérêt des habitants. Notre volonté est de gérer le développement de la commune, tout en conservant la maîtrise des dossiers. ERGUE-GABERIC doit à l'avenir évoluer vers la modernité et répondre à l'aspiration des Gabéricois".


Eh ben nous, à toutes les lignes, on a envie de dire: OUAHH !!! Sérieusement: "faire de la politique!", mais pas n'importe laquelle, "celle qui participe aux choix de la cité", avec pour seul objectif "l'intéret des habitants"; et en "gérant" tout en "conservant la maîtrise des dossiers"; et "aller vers la modernité" tout en répondant "à l'aspiration des habitants"... Sur un tel programme, il se peut qu'il n'y ait qu'une seule liste aux prochaines municipales sur Ergué!!! ;-)


En tout cas, nous, on signe!

mercredi 18 octobre 2006, a 12:42
terra incognita 2

  On l'a déjà dit (voir l'article), on pense qu' Ergué n'est pas (ou plus) suffisamment reconnue comme une entité autonome à part entière; que le giron de Quimper est carrément étouffant; et qu'on parle déjà bien souvent de notre commune comme d'un simple quartier périphérique.

Bon, la résistance des petits villages gaulois n'est plus à la mode: la presse locale nous rappelle aujourd'hui (Pub, lisez la!) qu'il reste seulement 3 communes, dans le Finistère, qui n'ont pas adhéré à une communauté: 2 îles (on se doute pourquoi), et Locronan (NDLR: que le conseil de Quimper-Com a refusé d'accueillir).
Evidemment, un tel engouement n'est pas un hasard, ce n'est pas un choix: l'Etat étrangle (le mot est faible) financièrement les communes qui souhaiteraient poursuivre en solo.

Alors, fini Ergué-Gabéric? Lirons-nous bientôt, sur les cartes, "Ergué" comme on lit Kerfeuteun, Ergué-Armel, Penhars? Aurons-nous une mairie annexe?

Pour l'Observatoire, il n'est pas question de remettre en cause la validité de tous les projets communautaires. Mais nous pensons que l'intégration ne doit pas se faire au prix d'un arasement complet des différences, des identités. Dans ce domaine, nous avons manifestement à nous battre contre une réelle forme de "pensée unique".

Parmi les exemples de la dilution d'Ergué: Le Guide vert du Finistère (qui décrit pourtant bien des patelins "moins riches" que nous touristiquement, ne nous connait pas. Et dans le guide du routard du Finistère sud, le Stangala, l'Orée du Bois, et Kerdévot émargent à Quimper...


mercredi 11 octobre 2006, a 22:58
en toute conscience

  On vous le disait récemment (ce lien): certaines associations gabéricoises n'ont pas été invitées, comme toutes les autres, à la dernière réunion d'élaboration du calendrier des manifestations pour l'année à venir. C'est le cas de l'Observatoire. Et du Collectif pour un Collège à Ergué-Gabéric.

Alors, est-ce que nos adresses ont été égarées? Pas du tout: lors de la dite réunion, aurait été décidée une nouvelle rencontre, dédiée, cette fois, à la préparation du "téléthon".

Et là, surprise: on a retrouvé notre adresse! L'adjoint à la culture, à l'animation et à la communication, Jean-Claude Pichon, nous invite personnellement à nous joindre à la manifestation...

...Sans un mot concernant "l'oubli" précédent. Avouez que ça ne manque pas d'aplomb!

jeudi 05 octobre 2006, a 22:11
un scandale.

Mardi dernier, tous les responsables associatifs de la ville étaient conviés, par la municipalité, à une réunion qui avait pour but de coordonner le calendrier des manifestations organisées par les uns et les autres.

Le but: éviter les concurrences inutiles, et partager l'occupation des salles.

Tous avaient pu préparer et défendre leur programme, car ils avaient été prévenus et invités à l'avance, individuellement, par courrier.

Tous? Non. Au moins deux des acteurs avaient été "oubliés": Laurent Jamier, président de l'Observatoire Citoyen d'Ergué-Gabéric, et Thierry Le Clec'h, président du Collectif pour un Collège à Ergué-Gabéric.

Y aurait-il des associations indésirables? Car ça ne peut être un simple oubli: déjà, le Collectif avait dû s'imposer aux "voeux du Maire", en début d'année (et il l'avait fait savoir), faute d'invitation...

jeudi 05 octobre 2006, a 20:57
incroyable !!! un site "seveso" à ergué!



Vous ne vouliez pas d'un site "SEVESO" à Ergué-Gabéric, eh ben vous en aurez un quand même!

Vous ne compreniez pas qu'il puisse se situer à Pen Carn, entre les deux bourgs; eh ben il est à Quillihuec, à 50 mètres de là!

Oui, vous ne rêvez pas! Il est déjà là! Le "Laboratoire Larc", déjà installé tout près de Croas-Spern, vient de se voir reclassifié SEVESO...

Le laboratoire Larc??? Qui le connaît? C'est un canular? Eh ben non! L'entreprise a pignon sur Internet (http://www.larc-france.com/) et produit tout un tas de raticides, insecticides, et autres mélanges mortels. Le site virtuel est très pro; le site réel, sur le terrain, un peu plus inquiétant: Larc, c'est le premier hangar rouillé, presque désaffecté, sur la gauche, après Bolloré, quand on vient de Lestonan.

L'enseigne part en morceaux, aucune mesure de sécurité visible (gardiennage, incendie)... Pas de fenêtres, jamais âme qui vive... Pourtant, le tampon SEVESO, ça ne s'obtient avec un petit bocal de souricide: il faut déjà quelques tonnes de substance carrément dangereuse! Brrrr!

Celà nous inspire plusieurs réflexions:

1) Nous attendons de voir ce que sera la communication de l'entreprise, dans le cadre de ses obligations, et celle des autres acteurs de la vie locale (municipalité et opposition, notamment)

2) On voit bien qu'il est simple d'ouvrir un site dangereux en se maintenant juste en deçà des "seuils" autorisés... puis de rejoindre le "club SEVESO", à la faveur d'un changement de nomenclature ou d'une extension d'activité... Sauf qu'à ce moment là, le ver est dans le fruit, le pied bloque la porte, il est trop tard!

3) C'est vrai que la signalétique, à Quillihuec, c'est complètement à revoir!

4) Encore une fois, le propos de l'Observatoire Citoyen, ça n'est pas de bloquer toute expansion industrielle, artisanale, économique, urbaine, sur Ergué; loin de là!
Mais ne trouvez vous pas que l'absence actuelle de régulation, de concertation, d'information, de contre-pouvoir, est affolante?

mercredi 04 octobre 2006, a 22:58
Les quartiers ont leur mot à dire

(Un article proposé par Lionel Bocher sur ker-des-votes.info)

Compte-tenu de la particularité d’Ergué-Gabéric et ses trois quartiers, pourquoi ne pas créer des Conseils de quartiers?

Ils regroupent résidants et élus et remportent apparemment un franc succès dans les villes qui en sont dotées.

Ils ont pour vocation de formuler des avis et des suggestions sur des thèmes divers touchant la vie de la cité (cadre de vie, circulation, sécurité, animation etc.), de favoriser les liens sociaux et d’encourager l’échange d’information entre la population et l’administration municipale (ça tombe bien!).

L’objectif de ces conseils est d’être un lieu de débat citoyen, un lieu de propositions concrètes (Obs.à fond!).

Actuellement à Ergué-Gabéric c’est : un élu chargé du quartier de Lestonan, un deuxième élu chargé du quartier du bourg et un troisième élu chargé du secteur rural (pas d’élu pour le Rouillen ?). Et les résidants dans tout ça ?

lundi 02 octobre 2006, a 21:55
juste un petit mot pour vous dire...

Dernier volet de notre série d'articles sur les moeurs parlementaires: la question des "questions écrites".

Un député qui se respecte est bien obligé de recevoir de temps en temps (même rapidement) ses "ouailles". Et de recenser les plus improbables demandes!

Une technique imparable: la question écrite. Un courrier au ministre concerné, avec photocopie au pékin demandeur: la clâsse à peu de frais!

On peut ainsi multiplier les missives (c'est un bon boulot d'assistant parlementaire), et en faire une activité à part entière!

Ainsi, par exemple, Ségolène Royal, nulle pour ce qui est des interventions directes à l'assemblée (suivre ce lien) noie "qui de droit" de questions écrites concernant les producteurs de Cognac, les huitres d'Oléron, les charentaises de Charente, etc... Avec une bonne équipe de rédacteurs, ça peut "dérouler"!

Autre exemple, Marcelle Ramonet, absente oralement (suivre ce lien), se gargarise, sur son site, d'être la première rédactrice finistérienne, et ose ce commentaire:

"Marcelle Ramonet se situe à la seconde place (NDLR: bretonne) par ses 331 interventions, résultat très honorable qui illustre son activité à l'Assemblée nationale pour défendre les intérêts légitimes de sa circonscription".

Presque aucune intervention orale, mais presque une lettre par jour! La démocratie, avec La Poste, ça a l'air tellement simple! Donc, là où on est carrément vexés, c'est que le Collectif pour un Collège à Ergué l'a rencontrée, fin 2005, à sa permanence: elle devait écrire au Ministre, à l'Inspecteur d'académie, et au Président du Conseil général; et le Collectif devait recevoir copie, des questions comme des réponses... On attend toujours... Franchement, contrairement à ce qu'a promis Jacques Le Guen en décembre 2005, le Collège gabéricois, ça ne devait pas être une grande priorité pour madame Ramonet!


jeudi 28 septembre 2006, a 13:04
pas à la hauteur...

Oui, vraiment pas à la hauteur des enjeux, le débat qui a eu lieu au Conseil Municipal, sur la demande d’extension de l’usine Batscap.  

Le premier adjoint, qui devait présenter une synthèse neutre du dossier, se fait d’emblée l’avocat de la société, parlant de la construction au futur simple (et non au conditionnel). Quelques extraits :

« […] bon, le lithium, tout le monde sait que ça comporte certains risques, mais je suppose qu’on y reviendra, donc je passe… […] par contre, on apprend certaines choses intéressantes, comme l’altitude moyenne d’Ergué-Gabéric : 80mètres ! […] bon, il existe effectivement deux ruisseaux, de part et d’autre du site, qui mènent au Jet…[…] c’est vrai qu’un captage d’eau existe administrativement sur le Jet, mais il n’a encore jamais été pompé. Quelqu’un sait où il est ? D’ailleurs, « l’état initial de l’eau » sur le Jet n’a pas été fait. […] Ah oui, pour la conduite de gaz qui passe à proximité, il faudra peut-être faire quelque chose ? […] Alors, pour ce qui est de « l’intégration paysagère », un bâtiment d’usine, je vois pas comment ça aurait un autre aspect que l’aspect que ça a ! […] Les rejets atmosphériques, alors c’est écrit là ; moi-même, je suis habitant du quartier, alors… […] Pour ce qui est des risques, bon, je vais aller plus vite maintenant, si on veut pas finir dans la nuit… »

Voilà… A part ça, quasiment aucune question, aucune assurance prise. Et pour les citoyens qui (parce qu’ils « fantasment ») se poseraient des questions, ils auraient dû assister au conseil, ou peuvent lire le dossier, ou sont invités à s’adresser au Commissaire enquêteur… (Tout ça est d’une sacré mauvaise foi, car le Conseil municipal n’est pas un endroit où le public peut poser des questions, que le dossier ne répond pas tout seul à ses propres lacunes, et que le Commissaire enquêteur est là pour recenser les remarques, et non pour répondre à la place de Batscap ou des pouvoirs publics !) Fin de non-recevoir pour la demande d’une réunion publique d’information, tant de la part de Batscap que de la part du Maire…

 

Par ailleurs, si il y a un truc clairement expliqué dans le dossier, c’est la capacité du bassin d’orage, étudié pour retenir les eaux d’une « pluie décennale » plus les eaux d’extinction d’un éventuel incendie…

 

Or, il faut souligner la seule question posée par l’opposition municipale :

    - Juste une question technique: est-ce que le bassin d’orage sera suffisant ?

Réponse Batscap :

    - Oui, il a été étudié pour retenir les eaux d’une « pluie décennale » plus les eaux d’extinction d’un éventuel incendie…

Conclusion de l’opposition :

    - Nous voterons favorablement...

Tout ça était tellement consensuel et bien arrangé, avec des questions bien préparées et bien soft, avec des invités-vedette, et tout, qu'on aurait dit une émission de la télé! (Du coup, même le rebelle de service (JP LP), qui a pourtant été bon, devra faire ses preuves par ailleurs!)

mardi 26 septembre 2006, a 13:22
compliments


C'était Conseil municipal hier soir. Etait examiné, pour avis, en présence du Directeur Général et du Directeur de la sécurité du site de Pen-Carn, le dossier Batscap...


On vous en livrera un compte-rendu complet dans les heures qui viennent, mais nous pouvons d'ores-et-déjà adresser un grand coup de chapeau à Jean-Paul Le Pohon:

Dans le seul exposé clair et structuré de la soirée (*), il a brillamment détaillé les différents enjeux du projet industriel, puis démontré la nécessité d'une réunion publique d'information de la population. Il est revenu plusieurs fois sur la question (qui ne recevait pas d'écho), et on sent qu'il "ne lâchera pas le morceau".

La requête a aussi été appuyée, posément, par Marie-Pierre Jean-Jacques ; un avis singulier (et donc courageux) dans le camp majoritaire.

(*): Il faut souligner aussi la clarté et le côté rassurant des réponses des deux responsables de Batscap aux quelques timides questions qui leur ont été posées... Alors, pourquoi ne pas aller plus loin? (les gabéricois ont évidemment un a-priori plus que favorable à Bolloré!)

vendredi 22 septembre 2006, a 12:54
le bon exemple...

La France tient une place importante dans le monde, pour ce qui est de la promotion de certaines considérations écologiques.

C'est notamment Chirac qui était allé au charbon pour imposer l'idée d'une "journée sans voitures", destinée à démontrer que des alternatives au "tout essence" et au "tout transport individuel" étaient possibles.

L'Europe a massivement suivi, puis le reste de la planète. Plus de 1000 grandes villes dans le monde appliquent aujourd'hui l'idée.

Oui: aujourd'hui, 22 septembre, journée mondiale sans voitures...
... sauf qu'en France, on a "oublié", on ne l'a pas organisée cette année...
(La disparition: 4)

vendredi 22 septembre 2006, a 08:24
Contradictions

Dans un article de lundi dernier du Télégramme, le Maire de lopérec évoque la difficulté de financer certains travaux de rénovation dans les écoles: depuis deux ans, le Conseil Général a fait le choix de ne plus subventionner que les constructions

Ainsi, si vous n'avez pas assez de sous (ou d'élèves) pour batir du neuf, pas de subvention... Ou autrement dit:


Plus vous êtes riche, plus vous serez riche. Une vraie politique de "gauche pour tous", ça !!! (Nous avions déjà dénoncé cette logique dans un précédent article)

Le président du Conseil Général déclare notamment au journal, à propos de ces travaux de rénovation: "[...] dans certaines écoles, ce sont des bénévoles qui s'en chargent"... Et après? A quand des mécènes, ou des sponsors, pour l'école publique? A gauche et pour tous?!?

 

Notre représentante élue au CG, vice-présidente aux cotés de P. Maille, cautionne évidemment ces critères de répartition des subventions.


mercredi 20 septembre 2006, a 01:08
c'est pas grave!

  Un premier commentaire sur le dossier "extension Batscap", consultable en mairie jusqu'au 11 octobre.

A terme, l'entreprise prévoit le rejet dans l'atmosphère de 1,77 tonnes d'acide formique par an...

L'acide formique, c'est le composant essenciel du venin d'un tas d'insectes (guêpes, fourmis...) Du coup, c'est un puissant insecticide. On vous passe tout un tas de joyeusetés sur les terribles effets sur l'organisme humain à certaines concentrations (tout est facilement accessible sur Internet)...

Quelques modestes calculs: 1, 77 tonnes, par année, ça veut dire 35 kilos par semaines, 5 kg/jour!
En France, le taux maximal d'exposition admis est de 9 milligrammes par mètre-cube d'air. Donc, en diluant son produit dans 555.555 mètres cubes d'air par jour, Batscap serait encore dans le rouge...
Allez, il faut, au bas mot, brasser le million de m3/jour pour retrouver des concentrations "correctes" (en ne tenant pas compte des expositions chroniques). Franchement, ça risque de nécessiter de sacrées turbines!!!

A moins de compter sur la bonne brise bretonne et la cheminée de 15 mètres prévue! L'étude Batscap ne prévoit que des concentrations minimes, y compris à quelques dizaines de mètres de l'usine: en tenant compte des vents dominants moyens de sud-ouest, toute trace devrait avoir quasiment disparu entre Lestonan-Vian et Kerhuel?

Allez, on s'inquiète peut-être pour rien, des millions de mètres-cube d'air, il y en a partout autour de nous; il n'y a pas de raison de douter de l'étude Bolloré; personne ne remet encore en cause les projets Batscap...

...

... mais quand même, ne pensez vous pas que les riverains méritent plus d'information, de la part de la société comme de la part des pouvoirs publics? Nous si. (voir notre article d'avril 2006 sur le lithium)
Avis à la municipalité: il y a des réunions publiques qui s'imposent!

dimanche 17 septembre 2006, a 23:05
ergué gabegie

  Un article du Télégramme nous le rappelait récemment: la distribution de l'eau à Ergué, c'est le méga gros gachis!

On étudie généralement le "taux" de distribution de l'eau comme suit: On envisage d'abord la quantité d'eau à l'entrée du réseau, puis la somme des quantités relevées sur les compteurs individuels (et donc réellement consommées, et donc réellement payées). La différence révèle évidemment la "déperdition" du réseau, c'est-à-dire les fuites. Et quand on fait une division au lieu d'une soustraction, on obtient le fameux taux...

Sans détailler les scores de tout Quimper-Com, retenons que Pluguffan est le bon élève, avec un taux de 0,94: 94% de l'eau qui entre dans le réseau arrive à bon port; 6% de fuite, c'est vraiment bon...

Maintenant, Ergué arrive largement en queue de peloton, avec un taux de 0,6... Imaginez-vous: seulement 60% de l'eau livrée à l'entrée du réseau gabéricois serait finalement consommée! 40% de perte!!! Pour la municipalité, en début d'année, il y aurait "seulement" 17% de fuites. De toute façon, il s'agit annuellement de milliers de mètres-cube "perdus dans la nature".

Alors, on peut se dire (comme à un récent conseil municipal) que c'est le "fermier" ,veolia, à qui a été déléguée (privatisée) la distribution qui paye (je vais bien, tout va bien!)... sauf que cette masse d'eau est quand même perdue, d'abord... Et puis, qui imagine une entreprise privée facturant son produit au même prix, avec un tel pourcentage de perte, tout en entretenant correctement le réseau???

Il faut être clair: Quand le marché ne sera plus rentable, veolia se retirera gentiment, en laissant des canalisations dans un état déplorable; ou alors, négociera un contrat hors de prix, pour faire quelques petits travaux, et repartir pour quelques années, quelles que soient les fuites...

Il faut bien sûr dénoncer ça, maintenant, et prendre des décisions courageuses pour l'avenir!

dimanche 17 septembre 2006, a 18:13
ça bouge encore, sur le net...!

Non, il n'y a pas de nouvelle disparition: Ergué-Avenir publie enfin un nouvel article sur son sympathique petit blog!

Très offensif, le rédacteur parle du "voeu" proposé par la majorité municipale, et qui devait être voté à chaque conseil, jusqu'à obtention du collège...

Et il dit: "nous sommes étrangement surpris du fait que l’OBSERVATOIRE n’a pas été vi-gi-lant sur cette disparition !" Et toc! Aïe!!! Arrgghh !!!

Bon, c'est vrai qu'on a plusieurs fois aiguillonné gentiment Ergué-Avenir, et c'est normal qu'ils réagissent un peu. D'ailleurs, tout ça n'est-il pas fait pour provoquer les réactions, le débat? De ce point de vue, c'est plutôt une réussite.

Sauf que pour "chambrer", il faut être sûr de son coup: l'abandon du fameux voeu, nous le dénoncions sur ce blog dès le 10 avril 2006, il y a "seulement" 6 mois (suivre ce lien).

Six mois d'avance, c'est ce que nous, nous appelons la vi-gi-lance! ;-)

Vous l'aurez compris, nous sommes pour que les choses se disent, se discutent, se débattent... au moment où la question se pose, et pas des mois après.

Bon, après, pour expliquer le silence de l'opposition, le rédacteur nous affirme qu'elle avait décidé de s'abstenir sur ce point, pour protester contre la "malhonnêteté" de notre conseillère... Ce point de vue se défend... sauf qu'on aurait aimé être au courant avant, et qu'on trouve que c'est un peu facile de le dire après...

Car si les citoyens (électeurs) de l'Observatoire secouent un peu "Ergué-Avenir", ce n'est pas à cause des idées ou du programme défendu par cette asso, mais quasiment toujours, à cause de ses silences ou de ses abstentions. Faut-il rappeler l'abstention incroyable par rapport au budget 2006, ou, comme le faisait le Maire lors de ses "voeux" 2006, se souvenir que que 96% des décisions du Conseil Municipal sont prises à l'unanimité?

D'ailleurs, le "vi-gi-lant", avec les tirets, de l'article d'Ergué-avenir, est sans aucun doute un rappel revanchard de l'article intitulé "vi-gi-lents!" publié par le Collectif-Collège, qui, à un moment, s'étonnait déjà de la passivité de l'opposition à l'époque: Elle disait rester "vigilante", alors qu'on la voulait "agissante"! Bon, être aiguillonnée lui réussit bien, puisqu'il faut reconnaitre qu'ensuite, elle a su activer ses réseaux. Sans plus de succès que d'autres, pour l'instant, mais bon, on se bat...

Entendons-nous donc, nous sommes là pour le bien commun: dès lors qu'il y aura des positions claires et intéressantes, l'Observatoire les soutiendra, de quelque bord qu'elles soient. Et l'Observatoire accepte volontiers qu'on pille les idées qu'il diffuse! Qu'on se le dise, et c'est bien parti!

Donc, pour être bien au courant, lisez nous tous les jours! Et sinon, consultez nos archives!
Cordialement... :-)

samedi 16 septembre 2006, a 15:38
la méthode coué

La méthode Coué, vous vous souvenez, c'est cette théorie pseudo scientifique selon laquelle, si on se répète suffisamment, avec suffisamment de conviction, qu'un désir va se réaliser, il finit effectivement par se réaliser!

Il s'agit d'une tentative d'auto-suggestion: En se repètant suffisamment "je vais bien, tout va bien!", on s'imagine finalement, comme ça, tout seul, que tout va bien...

Pour l'équipe municipale, dans sa dernière communication, pas de doute, "tout va bien". Tout est sous contrôle, tout est maîtrisé (l'urbanisme, malgré des constructions record; les finances, malgré un endettement record...), tout va bien.

Tout va bien aussi pour ce qui est de la rentrée scolaire, rien à dire... Un exemple (il doit y en avoir d'autres), l'école primaire de Lestonan reçoit, d'un coup, une quarantaine d'élèves en plus! 40 élèves, pour un groupe scolaire moyen, vous imaginez que ce n'est pas rien: c'est presque 2 classes en plus.

Du coup, la salle dédiée à l'art plastique devient une classe. Et la salle réservée à la garderie servira aussi aux arts plastiques et au théatre. Ce sont deux salles "spécialisées"(parce qu'elles nécessitent un équipement particulier et permanent) qui disparaissent... Mais à par ça, tout va bien.

Par ailleurs, tout ça, c'est autant d'accueil en plus à assurer dans les temps "périscolaires" (le matin, le soir, entre midi et 13h30). Un accueil assuré par du personnel municipal... Or, aucun parent n'a été informé des mesures prises pour compenser, sur ce plan, un tel afflux d'enfants: Y a-t-il du personnel et des espaces supplémentaires? Nul ne sait... Mais puisqu'on vous dit que tout va bien.  

mardi 12 septembre 2006, a 14:45
"dire ce qu'on fait, faire ce qu'on dit"

"Dire ce qu'on fait, et faire ce qu'on dit". La phrase connait son heure de gloire dans les écoles d'administration (publique ou privée), le propos étant synonyme de cohérence et de qualité du management... Expliquer ses décisions, et tenir parole, voilà le secret!

Contre-exemple avec la privatisation annoncée de GDF, qu'on annonce comme imminente:

Le gouvernement de J. Chirac jure en 2004, par la voix de N. Sarkosy (alors Ministre de l'économie et des finances) à l'assemblée nationale, que: "[...] je l'affirme parce que c'est un engagement du gouvernement: EDF et GDF ne seront pas privatisés"...

D'un autre côté, on assiste à un haro actuel des socialistes sur le projet... Ils oublient peut-être que c'est Lionel Jospin qui concédait, en 2002, au sommet européen de Barcelone, la libéralisation (privatisation) du secteur public de l'énergie!

En résumé: "Tout le monde dit être contre, mais tout le monde le fait"...

Par ailleurs, tous les responsables politiques savent que la privatisation des services énergétiques est prévue, sans remise en cause, par deux directives européennes du 19 décembre 1996 (sous le gouvernement Juppé) et du 22 juin 1998 (gouvernement Jospin). Depuis lors, la position de la France se résume à un compromis, avec privatisation par tiers: un dès le départ (c'est l'ouverture à la concurrence pour les entreprises, qui a entrainé jusqu'à 80% de hausse des tarifs à certaines périodes), un tiers en 2006 (on fait semblant de discuter, mais on y est, et c'était prévu!) et un tiers en 2008 (vous n'avez encore rien vu!)

Alors, non, vraiment, le propos de l'observatoire n'est pas un "tous dans le même sac" adressé aux partis politiques, mais de grâce, si vous voulez être compris, un peu plus de cohérence!


mercredi 06 septembre 2006, a 13:25
connaitre notre potentiel: suite

On évoquait récemment (suivre ce lien) le "potentiel", la "richesse" d'Ergué.

Quand, en matière de gestion communale, on parle d'un "potentiel", c'est le plus souvent du "potentiel fiscal" (un indicateur qui permet notamment à l'état de calculer la dotation annuelle qu'il reverse à chaque collectivité sur le fruit de nos impôts).

Normalement, plus le potentiel fiscal d'une commune est élevé, plus sa "dotation" financière est importante...

...sauf que quand elle fait partie d'une Communauté, c'est celle-ci qui reçoit une bonne part de l'argent, et qui le répartit ensuite entre les communes membres, soit en reversement, soit en investissements...

Après, chacun pense ce qu'il veut des critères de répartition... Et chacun appréciera cet extrait d'une délibération de 2004 du Conseil de Quimper-Communauté (souligné par nous), c'est une citation de Y. Rohou, de Plomelin, chargé du budget et des finances. Il montre assez bien comment nous sommes considérés:

"Sans m’étendre sur le propos "Ergué, commune riche !", je vais citer uniquement les chiffres du potentiel fiscal par habitant :
Quimper atteint 3006 ; Ergué-Gabéric : 4003 ; Plomelin : 2002 ; Pluguffan : 2006 ;  Plogonnec : 1006 ; Guengat : 1007 ; et Plonéïs : 1005.
C’est la réalité, je n’invente rien, ce sont les chiffres de la comptabilité publique. Il est vrai toutefois, qu’Ergué-Gabéric n’a pas bénéficié de beaucoup d’investissements d’intérêt communautaire".

Il s'agissait du débat sur le budget primitif 2004 de la Communauté, "peu favorable" à Ergué. Voici quelques extraits de la contribution de notre principal représentant:

"Nous avons intitulé mon intervention pour Ergué-Gabéric : "Cela ne va pas" ! [...] Et j’ai eu un commentaire plus avisé d’un ancien élu d’Ergué qui a siégé ici dont je ne dévoilerai pas le nom et qui m’a dit d’une manière simple : « Je vous avais dit que vous vous feriez avoir !! » [...] Monsieur le Président, aujourd’hui, vous mettez le maire d’Ergué-Gabéric ainsi que son adjoint, Jean-Claude Pichon ici présent, dans une difficulté ! [...] C’est vrai, la prise en compte de la demande d’Ergué lors du dernier mandat à intégrer la MPT comme outil de proximité dans la communauté nous fait toujours mal. C’est l’histoire mais ça laisse des traces. [...] Mais c’est l’histoire, on ferme la boîte ! [...] par esprit de responsabilité, Jean-Claude Pichon et moi-même nous abstiendrons sur ce budget [...] Merci de m’avoir écouté."

Et voici la conclusion d'A. Gérard, Président de Quimper-Com, adressée à JP Huitric:

"Tu pourras nous "engueuler" encore de temps en temps avec gentillesse, ce qui est déjà le cas et humour également, je l’espère".

Edifiant, non? Vous pouvez vérifier: ces débats sont publics, et publiés, sur le site Internet de Quimper-Communauté.

mercredi 06 septembre 2006, a 00:13
ensemble, jusqu'où?





"Ensemble, oui mais jusqu'où, et surtout, à quelles conditions?"


Telle est de plus en plus en plus la question.




Et ce sera presque sûrement le thème du premier débat public organisé par l'Observatoire, dans le semestre à venir.

Car la question se pose à tous les niveaux: Au plan mondial, c'est la fameuse "mondialisation"; elle s'est posée pour l'Europe; elle se pose à tous les échelons de la décentralisation; elle est cruciale pour ce qui est de "l'intercommunalité"; elle est encore d'actualité, au sein même de la commune, entre les quartiers...

De plus en plus, il est question (comme pour les entreprises) de concentrations, de regroupements, d'agrandissement des collectivités. Au nom (comme dans les entreprises) de la "rationalisation" des moyens. Et au nom du "réalisme économique", le mouvement est présenté comme "inéluctable"; c'est une évidence pour tous les grands partis... Et ceux qui y résistent sont considérés comme d'obscurs rétrogrades, désespérément accrochés à un ancien "esprit de clocher"...

Entendons-nous bien: il ne s'agit pas de rejeter systématiquement, bien au contraire, tout "esprit communautaire". Mais enfin, pas à n'importe quelle condition: Les bretons savent bien qu'on est d'autant plus ouverts aux autres qu'on est sûr de ses "bases", de ses racines; et qu'on ne s'ouvre pas comme ça au premier venu, béatement, sans qu'il ait aussi fait ses preuves. C'est du simple bon sens!

Peut-être est-ce parce qu'ils partaient de leur "clocher" repaire que les bretons ont pu sillonner le monde?

Toutes ces questions ne méritent-elles pas débat, quand il s'agit de déterminer l'avenir que nous souhaitons pour Ergué-Gabéric?

Parlons-en!

vendredi 25 août 2006, a 22:13
la disparition 2

On s'inquiètait récemment d'une étrange disparition (suivre ce lien), celle de l'opposition municipale...
Mais nous avons à déplorer une disparition plus réelle et plus regrettable:

Dans le courant de l'année dernière, en pleine bataille pour notre collège, Béatrice Le Scanff, trésorière du Collectif-Collège, posait réellement (voir photo), en présence des parents et enfants des écoles publiques de Lestonan, la première pierre "symbolique" du batiment tant attendu, au coin de la MPT de Croas-Spern... (Bagad, presse locale, intervention au micro de "notre" conseillère générale, patati, patata...)

La démarche avait un double objectif: mettre la pression et faire parler de la revendication gabéricoise, bien sûr; mais aussi marquer une étape, sur laquelle il ne serait pas possible de revenir...

Sauf que la première pierre, pourtant bien scellée, a disparu... Et on ne sait pas encore si c'est un vol (quel intérêt?), ou, peut-être, une initiative de la municipalité... Apparemment, au Collectif, personne n'a eu d'info...




 

vendredi 25 août 2006, a 12:59
in-gé-rables !!!

Pour le plaisir, encore un démontage d'idée communément admise, relayée, et assénée par la classe politique (même source que l'article précédent):

C'est bien connu, le français est râleur, contestataire, accroché à ses privilèges... Bref, ingouvernable.
(Et que dire du breton?)
D'ailleurs, dès qu'on tente de changer quoi que ce soit, le français (surtout le fonctionnaire) se met en grève (c'est le champion européen de la grève).
C'est bien différent, par exemple, dans les pays d'Europe du nord, où Etat, syndicats et patronat négocient avant les conflits.

Y'a ka voir le graphique ci-dessus...

Il s'agit du classement des pays européens, selon le nombre de jours de grève pour 1000 salariés, entre 1998 et 2004. En rouge, c'est la France; en gris, c'est la moyenne.
Surprise: on arrive à une modeste 10ème place européenne des jours de grève!

A noter encore: aucune corrélation, loin de là, entre contestation sociale et dynamisme économique, richesse du pays (PNB/PIB) ou sauvegarde d'un quelconque "modèle" de protection sociale.

jeudi 24 août 2006, a 09:33
ambiance au ps: suite...

Puisque l'actualité politique locale est calme, tentons de prendre de la hauteur...

C'est difficile. Exemple: Laurent Fabius, qui s'était déjà distingué en disant du couple Hollande-Royal: "Mais qui va garder les enfants?", en a rajouté une couche en déclarant récemment: "Je préfère dire Voici mon programme, plutôt que Mon programme, c'est VOICI". (allusion, certes, à N. Sarkosy, mais aussi aux présences répétées de Ségolène dans les magazines people...

Quelques réflexions là-dessus:

1) Et tout ce beau monde gouvernerait ensemble? (Il est vrai qu'on a vu des amitiés aussi sauvages dans un autre camp!)

2) A propos d' universités d'été, c'est plutôt le niveau "maternelle".

3) Il va sans doute falloir nous préparer, dans les temps qui viennent, à la multiplication de ce genre d'"amabilités"...

mercredi 23 août 2006, a 10:06
ar re goz



"Personnes agées, vieux, aînés, seniors, anciens, retraités..." Des noms pour eux, il y en a pour tous les goûts. Mais tous ces termes avaient, pour la plupart de nos concitoyens, une connotation négative de rigidité, de conservatisme, voire de dépendance.

Mais les choses changent: on a dû inventer l'expression "jeunes vieux", pour désigner ces retraités qui, pendant 15 à 25 ans, continuent de disposer d'un capital riche en ressources physiques et mentales, et surtout, qui mettent ces capacités au service de la société.

Leur engagement, leur bénévolat participent à la cohésion sociale et à la dynamique d'une commune.

C'est pour soutenir et développer ces bonnes volontés qu'un concours de projets municipaux est organisé, lors de la semaine bleue (affiche ci-contre). Le thème de cette année: " jeunes, vieux, ensemble ! "

... Alors, à Ergué-Gabéric, c'est quoi les projets?

(Article proposé par Laurent)

lundi 21 août 2006, a 14:08
aux armes, citoyens !!!

Ne le sentez vous pas, dans la fébrilité ou dans la hargne retrouvée de nos hommes et femmes politiques: dans quelques mois, et pendant quelques semaines, à nouveau, nous aurons le pouvoir... 

vendredi 18 août 2006, a 23:16
pas-sion-nant !!!

Il y a un peu plus d'une semaine, était co-organisée (par Arkae et l'office du tourisme), une visite historique de Lestonan. La guide officielle était entourée de plusieurs anciens du quartier (très en verve, pleins d'humour, passionnants, charmants...) et par au moins un représentant (très clair et très documenté) d'Arkae.

Le tout a donné un instant (3 heures) magique, même (surtout?) pour les natifs du coin. C'était passionnant, ce sont des expériences à renouveler, des occasions à développer, ce subtil mélange d'érudition et d'anecdotes amenées par nos aînés!

mercredi 09 août 2006, a 14:33
Camping sauvage !!!

On pensait l'incident clos, mais force est de constater que les occupations inattendues de terrains par des caravanes de gens du voyage se multiplient cet été!

Nous l'évoquions en juillet (lien 1), prévoir les accueils temporaires est, chez nous, l'affaire de Quimper-Communauté (c'est JP Huitric qui est chargé de chapeauter le dossier). S'assurer que ces accueils respectent les rêgles générales de sécurité et de salubrité, c'est le rôle du Préfet. Coordonner les mouvements des différents groupes nomades, c'est l'objet du plan départemental d'accueil du Conseil Général; et un médiateur est chargé de la négociation des dates et des terrains avec les gens du voyage... On le voit, beaucoup de beau monde, tout ça doit être sacrément bien organisé!!!

Mais que constate-t-on?

Cet été, sur 4 terrains quimpérois, 3 sont fermés, en plein été, pour "nettoyage" (on ne parle pas du terrain qui devait normalement être prévu (lien 2) pour les accueils estivaux exceptionnels, et que personne n'a jamais vu). Fermé aussi, le terrain de Pluguffan, pour "entretien"... Partout dans le Sud-Finistère, des terrains d'accueil prévus ont été fermés ou n'ont pas été ouverts... Et on s'indigne ensuite des occupations illégales et de l'attitude parfois agressive de certains caravaniers!

On apprend par ailleurs que le médiateur départemental "n'intervient pas dans les situations conflictuelles" (chacun appréciera l'utilité d'un médiateur qui ne sort que quand tout va bien!)

Sur le mode de "Y-A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION", on peut légitimement se demander:

Y-A-T-IL QUELQU'UN POUR PRENDRE SES RESPONSABILITES?

Ou, puisque tout le monde fait l'autruche et se renvoie la balle, "y aura-t-il quelqu'un pour taper enfin vraiment du poing sur la table?"

jeudi 27 juillet 2006, a 10:15
dur à avaler!

La municipalité d'Ergué vient de publier les nouveaux tarifs des garderies périscolaires et du restaurant scolaire. Nous avions déjà évoqué l'affaire (1), mais nos craintes étaient bien justifiées:

 

C'est une hausse éhontée des prix qui nous est imposée, piteusement camouflée en mesure de justice sociale par le passage à la tarification au quotient familial ("une tarification basée sur la recherche de l'équité")

 

En effet, la mesure aurait été vraiment "sociale" si la hausse des prix pour les ménages les plus "aisés" avait permis une baisse du tarif pour les plus modestes, mais ça n'est pas le cas!

 

En exemple, voici quelques premières estimations, basées sur un prix moyen du repas, avant la hausse, de 2,35 euros, pour un couple avec 2 enfants:

 

- Si vous gagnez, à vous deux, moins de 2400 euros par mois en moyenne (moins de 2 smic à la maison), hausse quand même, de 2,5%. Dans tous les cas, c'est l'augmentation minimale.

 

- Si vous gagnez entre 2400 et 3200 euros par mois, la hausse sera de 6,3%, vous pairez 5 euros par jour pour 2 enfants scolarisés.

 

- On accélère: entre 3200 et 4000 euros par mois à 2, le prix augmente de 10,6%. (3600 euros, c'est simplement 2 fois le salaire moyen français, ce qui, pour un couple, n'est quand même pas une immense richesse)

 

- Attention, les "super-riches", c'était le dernier palier avant la jet-set: au dessus de ces revenus moyens, il n'y a plus aucune distinction de salaire: le prix du repas scolaire augmente de près de 20% !!!

 

Et ces pourcentages sont à majorer encore pour les élèves de maternelle, qui payaient moins cher, et qui rejoignent la grille unique de facturation.

 

Pour des parents d'élèves de maternelle non-gabéricois, quels que soient leurs revenus (certains sont modestes, aussi), la hausse sera de 38,5%... 

 

Social, non?

Pourtant, le quotient familial, c'était une bonne idée.

mercredi 26 juillet 2006, a 19:37
la disparition

Une nouveauté pour le moins inquiétante dans le magazine "Ergué-Gabéric, ma ville" de juillet-aout-septembre 2006, qui vient de sortir dans toutes les bonnes boites aux lettres: l'absence du "mot" de l'opposition municipale.

On sait que la loi réserve, dans toute publication municipale, un espace d'expression pour l'opposition, proportionnel à sa représentativité électorale.

Alors, qu'est-ce qui a bien pu se passer? A-t-elle été oubliée? Censurée? A-t-elle définitivement disparu? ... A-t-elle bien pensé à s'hydrater?

Sérieusement, nous avons besoin, dans une collectivité qui fonctionne, d'une opposition réelle, et qui s'exprime.

lundi 24 juillet 2006, a 23:51
terra incognita

"Terra Incognita", c'était la mention notée sur les "blancs" des cartes anciennes, sur les endroits inconnus, pas encore dessinés, pas explorés.

Toujours à l'affût, l'Observatoire découvre aujourd'hui que le site de Quimper-Communauté propose un nouveau service: les cartes "détaillées" du territoire communautaire, avec notamment, les routes, les cours d'eau, les zones d'activité (en mauve), les principaux équipements, et même les courbes de niveau, les parcelles cadastrales...
Eh bien, notre photo est peu lisible, mais quand on demande à ce qu'apparaissent les différents "quartiers", on est surpris, à l'est de Quimper de découvrir des notations aussi précises que: "Nord Kerfeunteun, Penhars; Kermoguer, Kerroue; Cuzon, la Foret-Cuzon; La Tourelle, Kergoat al Lez; Locmaria, Kervir,Rozolen, L'eau Blanche, Kerlaeron, Braden, Croaz ar Plouz, Ergué-Armel Bourg, Guelen, Kervillou, Quistinidal"...

Par contre, sur Ergué-Gabéric, 3 mentions: "Quartier Ouest. Quartier Nord. Quartier Sud"...

Exit, donc, "Le Rouillen, Le Bourg, et Odet-Lestonan"...

On va dire qu'on chipote, mais des dénominations aussi administratives, ça fait un peu "annexe", ou "province romaine", non?

A noter également: les zones boisées (en vert) restent fréquentes sur Quimper... mais n'existent plus à Ergué-Gabéric...

Présentation
Bienvenue sur le Blog de l'Observatoire, le premier Blog politique gabéricois! Avis, idées, réactions sur l'actualité de "la ville au vert", sur la vie à Ergué, sur les projets à soutenir ou à développer... Plus qu'un simple observatoire: un FORUM CITOYEN.


Retrouvez aussi l'Observatoire sur notre SITE OFFICIEL:
http://www.ker-des-votes.info/

____________________________________

C’est quoi, l’Observatoire Citoyen ?

L’Observatoire, c’est une association loi 1901, dont le but est d’initier une réflexion politique alternative à Ergué-Gabéric, de raviver le débat démocratique direct, entre tous les acteurs. Et pas seulement à l’approche des échéances électorales!

On veut impulser une dynamique citoyenne, au service de la ville, "mettre de la vie", inventer, apporter plus d’énergie dans la défense des dossiers gabéricois.

Nous démontrerons que cette dynamique n’est pas incompatible avec le sérieux nécessaire à la gestion communale. Au contraire, elle peut fédérer des concitoyens de tous horizons professionnels, de tous quartiers, aux compétences précieuses pour la ville...

Et tout ceci, surtout, sans oeillères et sans brides, librement, dans une optique de progrès, économique et social.

Nous pensons que la rénovation de la vie politique commencera notamment à l’échelon local, par les initiatives de citoyens de bonne volonté.
____________________________________

Pourquoi cette démarche ?

L’idée de l’Observatoire Citoyen, c’est que notre ville a les moyens de devenir une commune pilote en matière de gestion, de démocratie de proximité, de développement local, d’environnement.

Parce qu’elle est jeune, parce qu’elle a un potentiel financier important, parce qu’elle possède surtout (le dynamisme associatif en est la preuve) de réelles richesses humaines.

Nous avons le sentiment que tout ce potentiel est insuffisament exploité.
Nous avons le sentiment de mériter beaucoup mieux.
____________________________________

VENEZ !!!

Depuis notre article du 21 janvier 2007 déclarant notre intention de présenter une liste d'initiative citoyenne aux prochaines élections municipales à Ergué-Gabéric, vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre.

Chacun s'investit à la mesure de ce qu'il peut donner: nous avons enregistré l'adhésion de "piliers" (importants pour leur grande compétence dans un domaine particulier) comme la multiplication de "militants" de base, d'accord, par exemple, pour distribuer un tract dans un quartier.

Nous avons encore besoin de tous et toutes, et vous pouvez, d'une manière ou d'une autre, participer au projet en cours, peser réellement dans la définition du programme, aider à la refondation de la politique locale.

Vous êtes interessé(e), mais vous avez des doutes, des questions. Venez à une "permanence", ou contactez nous: vous serez reçu(e) individuellement, tranquillement, sans engagement, sans forçage: cordialement.

... Alors, à bientôt!

Pour l'Obs,

Thierry Le Clec'h

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Best Of
un peu de solennité
bientôt la rentrée :-((
du succès grandissant des "petits poucets"
Queue de poisson
la "che" (prononcer "latché")
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